Newtown : début du changement?

fusils

Quiconque suivant un peu les nouvelles connaît maintenant Newtown au Connecticut. Vingt-sept personnes ont trouvé la mort dans une école, incluant le tueur. Vingt enfants ont quitté ce monde avant même d’avoir pu goûter à tout ce qu’offre la vie. Six membres du personnel n’auront pas vu le soleil se coucher cette journée-là. Le tueur, un adolescent de 20 ans, a décidé de mettre fin à ses jours dans un incompréhensible coup d’éclat noir.

Je ne comprends pas cette folie. Je ne diminuerai jamais la douleur que quelqu’un peut ressentir, mais comment peut-il en arriver à planifier un tel carnage? Je sais que l’humain demeure capable des pires atrocités et cet événement ne fournit qu’une malheureuse preuve supplémentaire. Cette tragédie s’ajoute à la trop longue liste des meurtres de masse aux États-Unis.

Le 2e amendement de la Constitution américaine adopté en 1791 garantit le droit à tout États-Unien de porter une arme. Soit, c’était valable dans le temps où chaque citoyen pouvait être appelé à combattre pour son pays, à l’époque où la milice était populaire. Malheureusement, plusieurs États-Uniens ont oublié ce contexte. Ce lavage de cerveau encouragé par la National Rifle Association (NRA) existe et persiste simplement parce qu’il y a une piastre à faire. Et une très très très grosse piastre.

Le gouvernement de Barack Obama commence à montrer une certaine ouverture à légiférer sur l’accessibilité aux armes automatiques. Une partie de la population montre aussi cette ouverture. L’objectif demeure de ne pas toucher au sacro-saint droit au port d’arme, mais d’au moins contrôler le type d’arme.

Les réactions à la suite de la tuerie de Newtown restent diamétralement opposées : soit on veut carrément limiter le port d’arme, soit on s’équipe encore plus pour supposément se protéger. Et ceux qui prônent l’armement massif demeurent très campés dans leur position : tu ne leur enlèves pas leurs armes. Ils prétendent se défendre plutôt que de voir qu’ils encouragent des bombes à retardement. Encore plus consternant, la vente de sac à dos pare-balle a explosé depuis l’hécatombe de Newtown. Ce n’est pas une blague. Ces objets existent et se vendent.

Cette frénésie des armes semble ancrée dans leur culture et presque dans leurs gènes. En parallèle, c’est comme si je vous disais qu’à partir de demain, la langue obligatoire, officielle et d’usage du Québec devient le japonais et gare à celui qui s’échappe et parle français. Vous me ririez en pleine face. Et bien les États-Uniens font la même chose pour le port d’arme.

Changer la relation que peut avoir un pays entier comme les États-Unis avec le port d’arme demande du temps. Pour nous, une réglementation semble d’une évidence indescriptible, mais pas pour une grande partie des États-Uniens. Je souhaite profondément que le décès de ces enfants ne soit pas vain et fera tellement mal aux cœurs des États-Uniens qu’ils auront le choc suffisamment grand pour amorcer le changement majeur de leur vision d’un monde armé.

Le coup de barre est donné, mais c’est un paquebot plus gros que l’Oasis of the Seas qu’il importe de bouger sur un dix sous.

(Image par ToastyKen)

Attentat du 4 septembre – lettre à un tueur

Richard Henry Bain,

Le 4 septembre dernier vous attentiez à la vie de la Première Ministre élue du Québec ainsi qu’à plusieurs centaines d’électeurs péquistes. Je n’aime pas le sensationnalisme, mais j’ai des limites à garder la tête froide devant un geste aussi ignoble que le vôtre. Je remercie votre arme de s’être enrayée ainsi que la rapidité avec laquelle les forces de l’ordre vous ont arrêté. Cependant, la vie d’un homme était sur le point de s’éteindre.

Vos voisins vous décrivent comme un amoureux du Canada craignant la séparation du Québec. Si j’étais canadienne, voyez-vous, j’aurais honte. Un amoureux ne se comporte pas de la façon dont vous l’avez fait. Vous semblez avoir une résistance devant la défense de la langue française et le pays du Québec. La peur doublée d’ignorance entraîne la haine. Vous en êtes un exemple frappant.

La défense du français au Québec vise à limiter la disparition totale de cette langue en Amérique et non pas à écraser la minorité anglophone. Faites deux heures de voiture à l’ouest de Montréal ou deux heures au sud et vous serez noyé dans un océan anglophone. Le Québec tente de survivre avant de se faire inonder. Cessez de prendre vos fantasmes d’extinction de la langue de Shakespeare pour une réalité, ça devient grotesque. Ouvrez-vous sur le Québec francophone et il serait bien que vous le voyiez comme un peuple de bâtisseurs. Nous exigeons que tous parlent et écrivent un français correct. Nous ne demandons pas l’écriture d’une thèse en 12 volumes, mais de servir les clients en français partout au Québec et de respecter l’affichage en français au minimum. En passant, le Canada est un pays bilingue supposément. Vous allez exterminer les francophones hors Québec aussi? Pourquoi ne vous êtes vous pas informé avant de poser votre geste.

Le Québec de Pauline Marois dans lequel je me reconnais prône des valeurs d’égalité des chances et d’égalité entre les hommes et les femmes. Oui, certaines interprétations de dogmes religieux briment les femmes, nous demandons que ces gestes soient interdits. Nous sommes loin de brimer la liberté de religion, nous empêchons la suspension des droits humains afin que la population puisse exercer ses devoirs et prendre ses responsabilités sans craindre de se faire réprimer par un quelconque chef spirituel. De plus, ce Québec tente de répartir les richesses afin que les pauvres ne meurent pas de faim, que tous aient un accès à l’éducation et à des soins de santé et que les riches cessent de frauder l’impôt. Vous avez sincèrement l’intention de mettre un frein à ces élans d’améliorations?

Le pays du Québec ne sera pas le paradis. Il nous permettra seulement d’arrêter de payer pour des structures en double, de voter nos lois selon nos priorités qui excluent la reine et d’avoir une reconnaissance dans le monde. Cette indépendance montrera qu’il existe une parcelle de terre résistant encore et toujours à l’envahisseur britannique.  Les lois civiles, les institutions, la langue et la culture du Québec diffèrent déjà de celles du reste du Canada, si cher à vos yeux. En tant qu’amoureux du Canada, vous demeurez dans la mauvaise province puisqu’elle n’a rien en commun avec ce pays à part l’armée. Peut-être que vous vous reconnaissez là-dedans.

Mardi dernier vous avez blessé beaucoup de gens. Vous avez entaché ce moment historique de l’élection de la première femme au rang de Première Ministre du Québec et votre nom sera à jamais lié à cet événement historique, malheureusement. Vous ne comprenez peut-être pas la moitié du tiers de ce que je vous écris ici. Peu importe, d’autres partageant vos opinions comprendront et j’espère qu’ils se réveilleront de leur coma intellectuel.

Ce qui ressort d’un tragique événement sur le plan politique reste qu’un pays du Québec demeure plus que jamais nécessaire. Sur le plan humain, en attendant, une famille a perdu son père, son conjoint, son fils. Prenez-en conscience, pour autant que vous en ayez une.

Marilène Pilon

Image de ||JL||

Élections Québec 2012 – le temps est venu

Et oui, le temps est venu d’élire le prochain gouvernement de la province de Québec. Je fais exprès d’utiliser le mot « province ». S’il vous choque, il nous suffit d’envoyer un gouvernement souverainiste fort à Québec aujourd’hui. Nous sommes devant trois partis souverainistes qui s’affichent de façon plus ou moins agressive sur les réseaux sociaux : le Parti Québécois, Québec Solidaire et Option Nationale. Je vise à vous rapprocher de la fontaine, mais je ne peux pas vous forcer à boire.

Les fédéralistes ont le beau jeu. En effet, ils n’ont qu’à se battre sur l’axe gauche-droite puisque le statu quo les avantage sur la question nationale. Les souverainistes ont la responsabilité de s’unir s’ils veulent un jour avoir le pays du Québec. Pour le moment, nous nous arrachons les cheveux pour des questions de « moi je ferais le pays de même », « moi j’aime mieux ça de même » en plus de nous obstiner sur l’axe gauche-droite. Cependant, à nous déchirer sur la méthode de faire notre pays nous perdons du temps et de l’énergie plutôt que les mettre sur Ottawa. Nous voulons partir du Canada. Je pense que nous nous entendons sur ça.

Par conséquent, pourquoi ne pas nous unir derrière un seul parti politique. Lequel me direz-vous. Pour le moment, le Parti Québécois demeure le plus expérimenté, le plus au courant de la façon de travailler à l’Assemblée Nationale et des rouages du gouvernement. De plus, il sait comment s’acharner sur Ottawa. Malgré tout, rien n’empêche de changer les méthodes et les approches du Parti Québécois.

Le problème des souverainistes à mon avis c’est de vouloir créer un parti politique. Pourquoi? Il y a du financement particulier pour un nouveau parti? C’est quoi l’idée : le statu quo avantage le fédéralisme, pourquoi les aider en fondant 150 partis politiques souverainistes. Je suggère plutôt qu’il y ait des mouvements ou des manifestations prônant des idées de gauche si le cœur vous en dit ou une nouvelle approche afin d’accéder enfin à la souveraineté si ça vous chante. Pourquoi créer un parti politique pour ça? Si votre député est péquiste, il est souverainiste à la base. Apportez-lui vos idées et faites-les monter jusqu’à Québec, jusqu’au chef du parti et ainsi de suite afin de faire évoluer les idées et ultimement changer le programme.

Tant que nous n’avons pas notre pays, nous avons avantage à faire évoluer les idées du Parti Québécois et ultimement à faire changer complètement son approche plutôt que de créer des partis qui divisent le vote. Nous le voyons clairement dans Gouin : Nicolas Girard contre Françoise David déchire les électeurs de ce comté et avec raison. Mais peut-être que ce député fera la différence entre un gouvernement majoritaire péquiste qui brassera la baraque à Ottawa et un gouvernement minoritaire qui nous plongera encore en élections dans 18 mois.

Je ne veux pas d’un seul parti, mais notre portrait politique avec un parti fédéraliste de droite, un parti fédéraliste de gauche et un parti souverainiste de centre reste suffisant. De cette façon, nous avons un porte parole politique pour la souveraineté que nous pouvons amener au pouvoir afin qu’il nous sorte d’Ottawa et nous déciderons avec l’aide de notre député de la façon dont nous procéderons. En nous unissant nous pouvons faire changer les approches.

Une fois souverain, nous déciderons si nous voulons être un pays à droite ou à gauche.

Image gracieuseté de Renart Léveillé

Le temps d’élire un gouvernement

Je me rendais au bureau de vote tout à l’heure et je réfléchissais au déroulement de la campagne, le vote des purs et durs, les indécis. Pour ma part, mon vote est dans la boîte.

Voyez-vous, le Québec n’est pas encore un pays. Je vous entends rire d’ici : c’est sûr qu’il ne l’est pas. Oui, mais ça ne semble pas être si évident pour tout le monde. Tous les partis souverainistes sont à gauche. Certains plus près du centre que les autres évidemment. Si nous présentons la souveraineté du Québec comme un projet de société prometteur, rentable, efficace : un référendum d’initiative populaire aura lieu rapidement. Un pays ça ne s’impose pas : ça se construit avec la majorité de la population. Si nous pouvons convaincre 50 % + 1 du Québec, le référendum aurait même lieu demain matin.

Pour travailler vers la souveraineté, nous avons la responsabilité d’envoyer une majorité de députés souverainistes à l’Assemblée Nationale. Si nous prenons une chance en votant un peu partout, nous risquons un gouvernement minoritaire péquiste avec trop peu de députés de Québec Solidaire et d’Option Nationale pour avoir un gouvernement de coalition sur la question nationale. Quoique Québec Solidaire a dit « l’indépendance si nécessaire mais pas nécessairement ». Enfin, ces deux partis semblent quand même souverainistes si on se fie à leur programme.

Par conséquent, le gouvernement de coalition se ferait par le Parti Libéral du Québec et la Coalition Avenir Québec. Et là, mes chers étudiants, vous allez la payer votre hausse des frais. De plus, nous aurons la hausse presque immédiate des frais d’Hydro-Québec, les mises à pied massives, les batailles avec les syndicats, et j’en passe. Le gouvernement de coalition du Parti Libéral du Québec et de la Coalition Avenir Québec me donne froid dans le dos. Je n’ai pas envie d’un Québec en perpétuelles confrontations. Revivre le printemps dernier ne m’intéresse pas, surtout que ce n’est même pas encore terminé.

Pauline Marois a occupé 14 ministères. 14. Il y a des équipes entières qui ne peuvent même pas se vanter d’en avoir occupé un seul. Elle n’a pas besoin d’attendre des rapports de ses ministres : elle voit venir les écueils d’avance. Ce n’est pas juste moi qui le dis, Monique Jérôme-Forget aussi. Le Parti Québécois incluant madame Marois a dû prendre des décisions extrêmement difficiles. Parmi les valeurs profondes du Parti Québécois on trouve l’égalité des chances, l’égalité hommes-femmes et la justice sociale. Ce ne sont pas des valeurs exclusives aux partis plus à gauche.

L’équipe péquiste comporte des gens d’expérience, humains, compétents, profonds. J’ai rarement vu des candidats ayant autant à cœur le projet du pays du Québec. Ils ne sont pas en train de s’obstiner qu’ils sont plus souverainistes que les autres : ils présentent ce qu’ils veulent faire pour ne pas que les des hausses de taxes sur les profits des banques soient refilées sur les prêts octroyés à la classe moyenne. Ils réfléchissent pour trouver des solutions novatrices. Ils peuvent le faire dès maintenant parce qu’ils ont l’expérience et n’ont pas à apprendre comment l’Assemblée Nationale fonctionne : ils en connaissent les rouages.

Est-ce qu’on me demande d’aimer Madame Marois? Non. Est-ce qu’on me demande d’aller prendre un café avec les députés péquistes? Non. Est-ce qu’on me demande d’élire une balance de pouvoir? Non. Est-ce qu’on me demande d’élire l’opposition officielle? Non. On me demande de voter pour les compétences d’une équipe pour administrer le Québec en fonction de mes valeurs. Moi, je vote Parti Québécois.

Image par dszpiro

Le Québec dont j’ai envie

Au premier tiers de la campagne électorale, une pause d’engueulades demeure salutaire. Quoiqu’une telle pause reste souhaitable éternellement. Je lis beaucoup d’échanges sur Twitter, je regarde les nouvelles, les annonces des partis et il y a de quoi virer complètement maboule. Les conférences de presses se multiplient, les chefs des partis promettent mer et monde à qui veut l’entendre. Nous savions déjà tout ça à la ligne de départ. Avec les 9 ans et plus du gouvernement Charest, l’horizon de temps nous a fait perdre de vue une question fondamentale : de quel Québec avons-nous envie?

Le Québec dont j’ai envie se libérera du Canada au lieu de courber l’échine à payer des fonctionnaires en double parce que les institutions existent déjà au Québec. Il quittera le Canada afin de dépenser ses argents dans ses priorités plutôt que pour des jubilés de la reine ou des armes coûtant le double du prix annoncé. Il rapatriera ses pouvoirs un après l’autre à Québec afin d’être prêt pour s’afficher à la face du monde comme un pays francophone fort et fier. Il sera fier d’être une patrie héritée de la France et expliquera pourquoi il s’est battu pour rester la forteresse du français en Amérique. La planète saura que nous existons en français.

Le Québec dont j’ai envie intégrera ses nouveaux arrivants. Il leur donnera des cours de français, leur présentera notre terre d’accueil libre. Un endroit libre de s’exprimer, de dénoncer, de manifester dans le respect de chaque personne. En échange, ces néo-québécois apprendront aux natifs leur langue, leur cuisine, leur histoire. Ils parleront français et adopteront les mœurs du Québec parce qu’ils seront fiers de faire partie de ce nouveau pays.

Le Québec dont j’ai envie remplira le fossé des générations. Il rapprochera la jeunesse de l’expérience. L’expérience partagera ses connaissances, son art, son histoire aux générations futures afin qu’elles apprennent du passé et qu’elles soient conscientes des pièges, des vols, des blessures, des erreurs pour avancer. Comme dirait mon père : j’ai fait ce que j’ai pu, maintenant, faites mieux.

Le Québec dont j’ai envie ne donnera pas ses ressources naturelles et exigera que les entreprises paient leur part pour y avoir accès. Il respectera l’environnement et conscientisera sa population aux impacts du réchauffement de la planète. Il travaillera intensément pour s’assurer que l’exploitation de toutes les ressources se fasse pour le bien-être de la population et non pas pour celui des amis de ses dirigeants. Ce Québec respectera ses contribuables en ne payant pas 39 % plus cher les travaux d’infrastructures. Il n’engendrera pas de méfiance extrême à l’égard de ses politiciens parce que nous sommes toujours à nous questionner « il remplit les poches de qui? » depuis 9 ans.

Le Québec dont j’ai envie promouvra ses artistes de part le monde. Il affichera ses talents extraordinaires et encouragera l’expression des émotions par la musique, la peinture, la sculpture, l’écriture, le cinéma, le sport, le cirque au lieu de par l’argent, l’armée et la corruption. L’identité québécoise explosera et la Terre entière sera curieuse de voir d’où vient toute cette imagination et voudra en savoir plus sur nous.

Le Québec dont j’ai envie sera fier d’être. Il prendra le crédit qui lui revient. Il criera à pleins poumons qu’il existe et qu’il n’est pas né pour un p’tit pain. Il sera fier de ce qu’il est pour ce qu’il réussit. Nous travaillerons en équipe parce que tous ces projets ne se réalisent pas avec une paire de bras : une équipe solide portera le drapeau du succès de ce Québec et la population entière contribuera à cette réussite.

Le Québec dont j’ai envie a du travail à faire sur tous les fronts. Ça fait beaucoup de priorités. Et alors? Nous ne pouvons pas restreindre un gouvernement à une priorité et laisser végéter les autres ministères : ils avancent tous en même temps et à vitesse grand V.

À la veille d’une élection générale, nous avons le pouvoir et la chance de retrouver le Québec dont j’ai envie. Qui a le goût d’embarquer avec moi?

Image par Scazon

Prêt, pas prêt, c’est parti!

Enfin, nous l’attendions tous depuis tellement longtemps. Quelques dizaines de millions de dollars en annonces plus tard, Charest déclenchera demain la campagne électorale 2012 après un printemps chaud. Très chaud. Le plus grand soulèvement populaire de l’histoire du Québec. Il a vraiment de quoi se vanter notre futur ex-premier ministre. Du moins j’espère qu’il deviendra un ex-premier ministre : malgré les preuves de collusion, de corruption, de vente (ou don?) de nos ressources naturelles, d’argent gaspillé, de promesses non tenues, un risque réel perdure de voir le Parti Libéral du Québec (PLQ) au pouvoir, encore.

Étant donné la division du vote souverainiste et la Coalition Avenir Québec fédéraliste, mais trop à droite, nous risquons d’être pris avec le PLQ. Je nourris quand même l’espoir d’un gouvernement majoritaire du Parti Québécois (PQ). Option Nationale (ON) et Québec Solidaire (QS) se disent uniques en leur genre, mais ils font des alliances et veulent négocier avec le PQ. S’ils sont si blanc bonnet bonnet blanc que ça, pourquoi créer un parti? Pour avoir discuté avec quelques uns de leurs partisans, ils parlent de voter stratégiquement pour le PQ étant donné l’actuel mode de scrutin, entre autres.

Je réponds que le PQ était le 3e parti à l’Assemblée Nationale en 2007. Il est aujourd’hui un candidat extrêmement sérieux au titre de chef du gouvernement. Pas mal pour un délai si court. Si le PQ a réussi ce tour de force en si peu de temps dans notre mode de scrutin si dramatique, ON et QS le peuvent aussi. Qu’ils se battent, qu’ils prouvent à la population qu’ils sont les plus aptes à gouverner et à amener le Québec au statut de pays. Parce que justement, bâtir un parti, un pays, une crédibilité : c’est long. Et c’est malheureusement l’éternel constat du politique souverainiste québécois : notre inconscient demeure extrêmement puissant et toutes les justifications sont bonnes pour empêcher la réussite du projet. J’ai l’impression que ON et QS agissent comme des adolescents qui connaissent tout mieux que les adultes expérimentés. Et qu’est-ce que des adultes répondent à des adolescents entêtés : un jour tu vas comprendre. Ce à quoi ils répondront : tasse-toi « mononque ».

ON et QS parleront donc dans cette campagne de vote stratégique de mode de scrutin et d’alliances. Soit. En attendant, pour avoir notre pays, il reste nécessaire d’avoir un parti souverainiste fort au pouvoir. Le seul qui existe demeure le PQ avec son nombre d’années d’expériences, sa profondeur, son programme et son équipe incluant madame Pauline Marois. Les intelligences présentes au PQ font baver d’envie tous ses compétiteurs.

Je critique vertement ON et QS parce que je trouve qu’ils rêvent en couleurs. Si le Québec était déjà un pays, d’accord, mais malheureusement nous devons d’abord rendre le Québec indépendant du Canada. Ensuite, on en reparlera. Un parti politique évolue avec son temps. Les idées pour la souveraineté ne manquent pas : pourquoi ne pas les débattre au sein du même parti plutôt que de s’engueuler avec des « je suis plus souverainiste que toi ».

La campagne qui commencera demain ne sert à rien : les bilans des partis sont connus et tout ce qui se dira dans le prochain mois ne vous apportera rien que des promesses de « je ferai ci » et « je vous jure que » pour les naïfs. Aux élections québécoises 2012, je dénonce la division du vote souverainiste. Utiliser la réalité du politique pour atteindre notre but du pays du Québec n’est pas se faire violence : il s’agit d’être conscient de la réalité du système en place et l’utiliser pour arriver à nos fins d’autant plus que le camp d’en face ne nous fera pas de cadeau.

(Image par How I See Life)

Les décisions de l’électorat

Depuis quelques semaines, je danse sur un pied, puis sur l’autre : Charest nous fait languir sur le déclenchement de la campagne électorale. Je pense que nos rues seront envahies de pancartes d’aspirants députés la semaine prochaine, soit avant les révélations de la Commission Charbonneau. Le moment reste idéal pour discuter des modes de scrutin. Plusieurs systèmes existent et aucun n’est parfait; autrement, tous les pays du monde appliqueraient le même, hormis les dictatures.

Notre scrutin uninominal à un tour comporte sont lot d’avantages et d’inconvénients. Parmi les bons côtés, nous assurons une représentation régionale puisque le député réside, règle générale, dans le coin de pays de son comté : il connaît les besoins de sa région. Aussi, nous comprenons que le coût d’une telle élection demeure faible : nous votons une fois et le sort en est jeté. Un problème persiste : si nous trouvons douteuse la qualité du candidat de notre parti préféré, nous devons choisir d’être représenté par un clown pour le parti ou bien par un candidat intéressant d’un parti de clowns. Malgré tout, l’inconvénient majeur de ce type de scrutin reste l’engloutissement des votes contre le candidat vainqueur : un souverainiste pleurera s’il demeure à Westmount. Même si tout est possible lorsque nous regardons le résultat dans Argenteuil aux dernières élections partielles, à moins d’un revirement plus que spectaculaire et miraculeux, Westmount restera entre les griffes des libéraux. Je me console : il n’y a pas un chat souverainiste à Westmount. Pour les puristes, il s’agit d’un sophisme, mais ça fait du bien d’en parler.

Le mode de scrutin diamétralement opposé reste le système purement proportionnel. J’en comprends que nous y perdrions peut-être la représentation régionale puisque nous n’élisons pas un candidat qui se présente dans notre comté. Ce système permet cependant de voter pour un programme plutôt que pour une personne. Dans ce système où chaque vote compte, les inconvénients principaux demeurent pratiques : les risques de gouvernements minoritaires successifs se multiplient. Par conséquent, les fréquents retours aux urnes engendrent des coûts énormes. De plus, les projets à longs termes restent difficiles étant donné les négociations constantes entre les partis afin d’obtenir la majorité de l’assemblée pour un projet donné.

Il existe un autre mode se rapprochant du compromis entre les deux : la proportionnelle mixte. Je remercie Benoit Dupuis (@ben_dupuis sur Twitter) pour ce lien du Secrétariat à la réforme des institutions démocratiques et à l’accès à l’information sur le sujet. L’idée est de mélanger le système uninominal à un tour et purement proportionnel. Il s’agit de déterminer des districts dans lesquels nous trouvons des circonscriptions. Il y a des sièges pour ces dernières et des sièges de districts. À la fin de la comptabilisation des votes et de savants calculs, nous trouvons un nombre de sièges par parti représentant à peu près le pourcentage de votes exprimés pour chacun d’eux.

À mon sens, la proportionnelle mixte respecte le plus le choix ou le non choix des électeurs. Le non choix. Et oui, souvent, au lieu d’annuler leur vote, certaines gens peuvent apposer leur X pour encourager un candidat ou un parti sans pour autant souhaiter que celui-ci soit élu. C’est ce que j’appelle le non choix. Bien que mon vote pour les prochaines élections soit décidé, ce n’est pas le cas de tous. Si nous réformons le mode de scrutin, soyons conséquents et informons nos contemporains que s’ils veulent annuler leur vote, qu’ils l’annulent pour vrai. Toute une éducation et une réforme de la perception d’une élection seront de mise.

Je vous parlerai finalement sur un plan pratique. La succession de gouvernements minoritaires défavorisent les projets à long terme, les partis se trouvent dans l’obligation systématiquement de négocier et les accords se font rares. En réalité, travailler de bonne foi, tout le monde ensemble main dans la main afin de mélanger les idées et de tirer le meilleur de chacune d’entre elles reste de la foutaise. La preuve : l’Assemblée Nationale ressemble à une cour d’école depuis le début de la grève étudiante et le gouvernement qu’il y a dedans est majoritaire. Vous pensez sérieusement que 35 sièges bleus, 35 rouges, 15 oranges, 14 verts, 13 mauves, 10 jaunes et 3 indigos à pois gris discuteront dans la joie et le bonheur afin de favoriser la classe moyenne? J’en doute.

En conclusion, je suis persuadée qu’un parti réformera le mode de scrutin si le changement en question le maintient au pouvoir. Savoir que nous pouvons voter les lois que nous voulons en majorité avec 30 % des suffrages, vous me pardonnerez, mais ça ferait baver n’importe quel chef de parti. Tous sans exception. Vous pourrez me dire que tel ou tel parti, si on lui donne la chance, procédera à la réforme : je n’en crois pas un mot. La défunte Action Démocratique du Québec n’en parlait plus de la proportionnelle après son triomphe de 2007. Tous les partis préconiseront le mode de scrutin qui le maintiendra au pouvoir : j’espère sincèrement me tromper.

Image originale de League of Women Voters of California

Pour en finir avec la droite politique

Si vous avez lu plusieurs de mes articles, vous savez que je suis clairement affichée comme péquiste souverainiste de gauche. Je suis persuadée que le partage équitable de la richesse passe par un État qui a de l’allure, soit par la gauche et un pays du Québec. À mon plus grand bonheur, j’ai lu le dernier livre de Jean-François Lisée : Comment mettre la droite K.-O. en 15 arguments publié chez Stanké. Ce petit livre est un bijou d’arguments pour faire de la droite la même chose qu’on fait avec le pain lorsqu’on a besoin de chapelure. Je vous présente quelques unes de ces idées et les preuves que la droite vous ment. Vous allez voir, c’est du bonbon.

La dette. À écouter la droite, nous sommes sur le bord du gouffre à côté de la Grèce. J’ai le sourire fendu jusqu’aux oreilles juste à l’idée de vous parler de la dette brute et la dette nette. Lisée fait un parallèle avec une hypothèque personnelle. Si vous avez une hypothèque de 300 000 $ sur une maison de 20 000 $, votre banquier va vous rire en pleine face. Cependant, si votre hypothèque est de 300 000 $ et que votre maison en vaut 350 000 $, votre banquier continuera de vous appeler monsieur. Vous saisissez? L’exercice peut être fait avec la dette du Québec. La dette nette en pourcentage du PIB au Québec est de 45,1 %. Canada : 33,7 %. Oui, ils font mieux. Les États-Unis : 74,8 %, la Grèce : 124,8 %. J’adore ces chiffres. La moyenne des pays de l’OCDE : 62,6 %. En comparant les dettes nettes, nous faisons mieux que la moyenne de l’OCDE. Le livre présente tous les chiffres. La dette brute est énorme au Québec et demeure un problème important. Par contre, nous avons les moyens d’y remédier sans mettre la hache dans nos services, mais en apportant certaines mesures réalisables. Lisée apporte plusieurs suggestions dans son livre.

La péréquation. Le fameux 8 milliards de la droite : ils se trompent de chiffre. En réalité, nous contribuons directement 3 milliards de dollars sur ce 8 milliards par l’argent que nous envoyons à Ottawa. Par conséquent, le fameux chèque est en réalité de 5 milliards. De plus, pensez aux programmes fédéraux desquels nous n’avons pas besoin (F-35, les coûts exorbitants pour fêter la reine) : nous serions capable de trouver 5 milliards de dollars en ne finançant plus ces programmes. En arrêtant d’envoyer de l’argent à Ottawa, nous cessons de payer des fonctionnaires en double et de dilapider notre argent pour des programmes que nous ne voulons pas.

Charge fiscale. À écouter la droite, nous payons des impôts et des taxes à l’infini. Elle oublie cependant ce que nous obtenons en retour. Le charmant petit bouquin de Lisée explique tout pour que vous réalisiez la quantité importante de services que nous pouvons nous payer. Une famille de deux enfants reçoit plus en combinant les programmes canadiens et québécois qu’elle ne paye. Vous pouvez relire : une famille reçoit plus qu’elle ne paye.

Pour l’impôt des célibataires, ils restent à peine plus haut qu’au Canada (26 % contre 23 %) et qu’aux États-Unis (25 %). Calculez-le : si vous êtes célibataire et allez vivre aux États-Unis, vous aurez 1 % de plus de votre salaire dans vos poches. Mais oubliez les frais de scolarité et le coût de l’électricité peu élevés, l’assurance de la SAAQ, l’assurance-maladie, l’assurance-médicament. Avec 1 % de votre salaire en plus, pourriez-vous vous payer tout ça dans les écoles américaines et chez les assureurs privés? Vous comprenez maintenant pourquoi les Américains peuvent payer jusqu’à 10 000 $ de moins que nous pour certains véhicules automobiles? Ils n’ont pas les moyens de payer plus avec tous les coûts qu’ils doivent assumer alors qu’ici, c’est payé collectivement par nos impôts.

Le Québec a trop d’employés dans la fonction publique. Nous avons trop de fonctionnaires. Lisée souligne que beaucoup de travail accompli par les fonctionnaires provinciaux est fait par les fonctionnaires municipaux dans les autres provinces. Par conséquent, il a comparé le nombre de fonctionnaires provinciaux et municipaux en 2010 au Québec, en Ontario et a fait la moyenne canadienne. Tant qu’à faire le procès des fonctionnaires, embarquons les municipaux dans le calcul. Ces données sont compilées par Statistique Canada. Le résultat? Québec : 25 fonctionnaires pour 1 000 habitants; Ontario et la moyenne canadienne : 28 fonctionnaires pour 1 000 habitants. Je suis morte de rire.

Je n’ai présenté rapidement que 4 points sur les 15 arguments. Le bouquin de Jean-François Lisée se lit rapidement, les chiffres y sont tous présentés, tout est limpide. La société dans laquelle nous vivons vise l’égalité des chances, notre taux de crimes violents demeure bas. Pourquoi tout jeter par la fenêtre au lieu d’assainir les finances publiques?

Il demeure évident que nous avons beaucoup de pain sur la planche, mais nous pouvons être fiers de ce que nous sommes et constater que nous avons les moyens d’être maître chez-nous et de conserver nos services. Le ménage dans nos institutions publiques demeure nécessaire et chacun a ses responsabilités individuelles à prendre, mais ce n’est pas ce qu’on appelle la droite politique. La droite politique vise à réduire la taille de l’État pour laisser la loi du marché opérer. Dans une telle société, oubliez ça l’égalité des chances.

Nous avons un beau pays en devenir, social-démocrate, je vous invite fortement à lire Comment mettre la droite K.-O. en 15 arguments : il y a 11 autres arguments pour faire de la chapelure avec la droite. Éric Duhaime et Joanne Marcotte ont besoin de se lever à l’aurore pour tenter de convaincre des bienfaits de la droite. Qu’ils essayent et ils auront de la chapelure pour leurs tartes au noël des campeurs.

Image : Comment mettre la droite K.-O. en 15 arguments de Jean-François Lisée publié chez Stanké

Fête Nationale avec un grand "N"

La Saint-Jean-Baptiste, fête nationale des Québécois. Que j’aime cette fête. Nous sommes au début de l’été, Mère Nature se pare de ses plus beaux atours verdoyants pour nous faire danser et chanter sur la musique de chez-nous.

Chez-nous. À chaque année, je me demande où il s’en va notre chez-nous. Au fur et à mesure que les journées s’éloignent du 24 juin, toute la ferveur nationaliste semble s’éteindre dans le cœur de beaucoup trop de Québécois. Elle s’en va à la même vitesse à laquelle elle nous prend le 23 juin au soir jusqu’au 25 au matin. Beaucoup trop sont éphémères dans leurs convictions. Les projets de société allument jusqu’à ce que la nouveauté s’estompe et que les médias n’en parlent plus. Les projets de sociétés et les convictions restent ce qui nous constituent : ce n’est pas une histoire de cote d’écoute.

Je me demande si nous allons un jour nous rendre compte de toute la richesse physique et populaire du Québec. Nous sommes un coin bleu d’un pays rouge dans lequel nous n’avons plus rien à obtenir. Plus rien. Tous ce que nous envoyons à Ottawa nous n’avons qu’à l’envoyer à Québec afin de nous offrir des services en accord avec nos valeurs de partage équitable de la richesse.

Je me plais à penser que nous serons fiers de nous, que nous apprendrons à cesser de nous prendre pour des dépendants. Nous avons des talents immenses, nous faisons des miracles avec rien, notre créativité demeure époustouflante et au lieu de nous afficher, nous nous cachons, pensant que nous gonflons notre orgueil, c’est péché.

Oui, à chaque année, chaque 24 juin, chaque Saint-Jean-Baptiste, je me souhaite bonne fête. Je me dis qu’un jour notre fête nationale sera une fête Nationale avec un grand "N" pour célébrer notre pays, notre chez-nous.

Image par Spacecat

Réponse à Jean-Martin Aussant

Le titre de l’article de Simon Boivin paru dans Le Soleil m’a fait voir rouge. Je ne m’en cache pas : « Souveraineté : Charest moins nuisible que le PQ, croit Aussant » Y a-t-il plus insultant? Après deux ou trois secondes de colère, je me suis dit que les médias exagèrent souvent afin de vendre. Par conséquent, ce n’était probablement pas tout à fait ce qu’Aussant a affirmé. Je vous encourage à lire l’article parce que, en effet, ce n’est pas aussi tranché.

Malgré tout, je trouve que le chef d’Option Nationale (ON) méprise le Parti Québécois (PQ). En effet, il mentionne que le PQ priorise le pouvoir plutôt que  la souveraineté et que le PQ majoritaire sera dangereux pour le projet. Je lui rappelle qu’il est également en politique pour prendre le pouvoir d’abord et réaliser la souveraineté ensuite. Le PQ travaille donc en ce sens tout en présentant son plan pour amener le Québec à un rang de pays. Je lui pardonne cet écart dans son discours. Après tout, un parti aussi jeune ne peut pas avoir la même profondeur qu’un autre dont la cheffe a plus de 35 ans d’expérience en politique.

De plus, je comprends que l’idée d’un référendum avec les conditions gagnantes sépare les deux partis quant à la méthode de réalisation du projet de pays du Québec. Or, avec notre mode de scrutin, monsieur Aussant n’est pas sans savoir que le vote favorable de 30 % de la population a de fortes chances de placer le parti en question en majorité à l’Assemblée Nationale. Supposons qu’Option Nationale devient majoritaire avec 40 % du vote : Monsieur Aussant, comment ferez-vous du Québec un pays sans voir les ripostes foudroyantes du 60 % qui refuse toujours la souveraineté?

L’indépendance demeure un projet commun pour le Québec. Un rêve pour certains, une ambition pour d’autres, une évidence, une nécessité. Malheureusement, trop de gens voient encore et toujours un espoir dans un fédéralisme canadien. Les indépendantistes travaillent à présenter le pays du Québec comme une solution au carcan fédéral.

Monsieur Aussant, vous vous éreintez tellement à mépriser le PQ que vous semblez oublier l’essentiel du projet. Faites votre travail, mais si vous désirez attendre un autre 30 ans alors que nous sommes si près du but, c’est votre choix. Je préfère faire confiance à un parti expérimenté qui promeut un projet afin de rallier la majorité de la population du Québec. De cette façon, en présentant l’évidence de la souveraineté, une majorité de Québécois nous suivra et le référendum sera gagnant; peut-être que ce sera au cours du prochain mandat du PQ si nous travaillons intensément dans le même sens plutôt que de perdre notre temps à débattre du « qui est plus souverainiste que l’autre? ».

Tout ce temps perdu à dénigrer le PQ plutôt qu’à rallier la majorité de la population derrière la nécessité de l’indépendance du Québec : si c’est votre façon de concrétiser un pays, je suis désolée, mais je préfère l’expérience, la profondeur et la sociale démocratie péquistes.

Photo : - Le Devoir Clément Allard

Photo : - Le Devoir Clément Allard