CHGA.FM – quand les gens font toute la différence

CHGA.FM est la radio communautaire en importance au Canada http://chga.fm/ .  Elle est située à Maniwaki dans la Vallée-de-la-Gatineau à plus ou moins 4 heures de route de chez-moi et, fait amusant, elle a exactement mon âge : elle a aussi vu le jour en 1980, une bonne année 😉 .  Plus de 30 000 auditeurs l’écoutent chaque semaine.

Aujourd’hui, mon Mari et moi avons eu la chance de rencontrer la magnifique équipe de cette station dans le cadre de nos vacances.  Comment en sommes-nous arrivés là?  Voici la petite histoire de l’histoire.

Depuis février dernier, je m’amuse avec Twitter qui permet des échanges et discussions avec des correspondants de partout à travers le monde.  Et oui, la planète est vraiment devenue un gros village.  De ce fait, les matins de la semaine, je vois un de mes correspondants écrire « J’écoute CHGA.FM via internet! »

Au début, je me demandais : mais qu’est-ce que c’est CHGA.FM?  Je me doutais que c’était une radio étant donné le « FM », mais c’est tout.  En demeurant à Saint-Basile-le-Grand en Montérégie, la radio communautaire de la Vallée-de-la-Gatineau m’était inconnue.  Cette même personne me recommande aussi de suivre Gaétan Bussières sur Twitter qui anime l’émission du matin à CHGA.FM :

Je commence donc à syntoniser CHGA.FM, je suis Gaétan sur Twitter et je deviens rapidement une abonnée de l’émission du matin.  En me rendant au boulot, je l’écoute via internet à l’aide de mon téléphone intelligent puisque CHGA ne diffuse pas jusqu’à Montréal.

Le plus impressionnant, c’est que Gaétan trouve le moyen de nous envoyer quelques mots sur Twitter : il anime quand même une émission de radio en même temps!  Et des fous rires, il y en a tout un tas! :).  De fil en aiguille, j’ajoute à ma liste Twitter une autre membre de l’équipe, Kim Lacaille, et nous gazouillons via Twitter.  Je connais donc, un tout petit peu, la radio CHGA.FM.

Je reviens à nos vacances.  Nous avions deux jours avec une Mustang décapotable.  Et oui, deux jours à nous promener les cheveux au vent (surtout les miens); c’est dur la vie ;).  Nous avons décidé d’aller passer une nuit à Ottawa afin de visiter le musée de l’aviation du Canada.

 

Avant de partir, je me dis que, Maniwaki, c’est dans le même coin qu’Ottawa!  On va aller dire bonjour à Gaétan en passant!  Notez, La notion de « en passant » est très relative : Maniwaki est à une heure trente d’Ottawa.  Qu’à cela ne tienne, j’envoie une demande à Gaétan; j’en suis quitte pour un oui ou pour un non.  J’ai reçu une réponse positive :).  Nous sommes donc à la magnifique station de Maniwaki vers 10h45 ce matin.

Je savais que l’équipe est très occupée étant donné leur rentrée la semaine prochaine et je trouvais Gaétan très gentil de nous ouvrir la porte de la station quand même.  Nous ne voulons pas déranger : on entre, on dit bonjour à Gaétan et à Kim si elle a deux minutes, on sort et on repart en Mustang.  Alors, nous entrons à la station et voici ce que nous y trouvons (mais avec en plus quelqu’un sur la chaise) :

La réceptionniste nous accueille avec le sourire et je demande si Gaétan est disponible.  Au même moment qu’elle lui téléphone, la directrice descend au premier étage et elle était justement au bureau de Gaétan.  Elle nous dit bonjour avec le sourire et lance à Gaétan du bas des marches que ses visiteurs sont là.  Il descend nous rejoindre.  Je me répète en moi-même : ils sont dans le jus, un bonjour et hop on repart! Je n’ai jamais été autant à côté de la plaque!?

Gaétan est tout content de nous voir, et nous aussi, le grand sourire et on parle quelques minutes.  Puis notre Kim Lacaille pétillante vient nous rejoindre.  Ils veulent nous faire faire le tour de la station au grand complet et nous présenter l’équipe.

Nous commençons par l’aquarium : le studio!  Ann Éthier anime son émission et c’est le moment pendant lequel elle diffuse une chronique. Les micros sont donc fermés.  Nous la rejoignons avec Gaétan et Kim, pas de problème!  Gaétan explique grosso modo ce que nous faisons là.  Ann est bien contente et nous avons droit à un cours 101 de deux minutes sur le fonctionnement du micro.  Ni une ni deux et j’en ai un directement dans ma face.  Ann me dit qu’elle s’en va en ondes dans quelques secondes et qu’elle va nous présenter (hein?).  Pas le temps de réfléchir et on est en ondes!

Ann jase quelques secondes avec Gaétan pour nous présenter comme des visiteurs de la Montérégie, on est en vacances et on a décidé de venir dire un petit bonjour.  Ça a duré je ne me souviens plus combien de secondes, mais c’était amusant!  On retombe hors d’ondes et je suis subjuguée!?!  Toujours dans le studio, nous prenons une photo du groupe :

De gauche à droite :

Gaétan Bussières (le vétéran) : ça fait 25 ans qu’il anime à la radio.  Il a de l’expérience à en revendre et la radio communautaire dans le sang!

Moi : blogueuse novice qui se demande encore si elle vient tout juste de parler au micro!?

Kim Lacaille (l’étincelle) : elle produit, réalise et fait des chroniques; écrit tous les textes de publicités.  Sa simple présence suffit pour mettre de l’action dans l’air; le feu aux poudres quoi.

Ann Éthier (la professionnelle) : arrivez comme un cheveu sur la soupe dans son émission alors que le programme est déjà chargé et elle trouve le moyen de vous donner un cours de micro et de vous faire passer en ondes.  Chapeau Madame! 🙂

Nous voici dans le studio en face de la console et la console elle-même (il y en a des boutons après ça!) :

En sortant du studio, Kim fait le tour des bureaux du premier étage et nous présente chaque personne de l’équipe administrative. Nous montons ensuite à l’étage où nous faisons le tour des installations de production et des bureaux des employés.  Nous voyons une salle de production où les publicités (entre autres) sont enregistrées et montées (Ann venait d’y enregistrer quelque chose) :

À l’étage, nous avons pu parler avec d’autres membres de l’équipe :

De gauche à droite :

Olivier Beauregard (la recrue) : arrivé à la station en février dernier (tout juste avant de transférer dans ces nouveaux locaux) a beaucoup de pep dans le soulier!

Moi : visiteuse tellement contente de voir tout ce beau monde-là et en même temps elle n’en revient pas!

Natacha Desjardins (la force tranquille) : elle est toute douce notre Natacha.  Elle est journaliste pour la station et fait des bulletins de nouvelles en ondes.

Nous avons visité différents bureaux dans ces nouvelles installations.  Auparavant, ils étaient dans l’édifice d’en face répondant un peu moins à leurs besoins.  Maintenant, ils ont la crème de la crème des stations de radio.

Le bureau de Kim :

Celui de Gaétan (en coin avec fenêtres : il nous a vu arriver) :

Et les bureaux des journalistes sont équipés afin qu’ils puissent enregistrer des entrevues téléphoniques ou en personnes ou d’autres nouvelles directement à partir de leur bureau : très pratique!

J’ai aussi pu voir la salle pour les bureaux d’autres animateurs (c’est simple : nous avons tout vu!) :

Malgré toutes ces installations plus pratiques et fantastiques les unes que les autres, les membres de l’équipe restent la grande force de CHGA.FM et son énergie est contagieuse.

L’équipe de CHGA.FM fait réellement mentir le proverbe : loin des yeux, loin du cœur.

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New York, Washington DC et Irene

C’est le temps des vacances.  Ce moment de l’année propice à décrocher et changer d’air.  Mon Mari et moi sommes donc partis pour un court séjour à Washington DC avec un après-midi à New York.

Avant le départ, que regardons-nous toujours, nous, les Québécois?  La température!  Nous entendons parler d’Irene, mais sans être plus alarmant que ça.  À 5h30 le jeudi matin, nous sommes donc à Longueuil pour attendre l’arrivée de notre autobus.  Notre guide Anthony arrive avec le véhicule et si on reprend un voyage organisé avec la même compagnie, croyez-moi, c’est lui que nous voulons!  Un gars informé et drôle; il en est à sa 16e année dans le domaine et il sait de quoi il parle.  Il répond à nos questions et le voyage d’autobus passe rapidement avec lui.  Il connaît aussi son cinéma : à New York et Washington, il nous donnait plein de références sur des scènes de films se déroulant dans les endroits où nous étions.

Vous avez ci-dessous la face d’une femme qui s’est levée à 3h30 et qui a essayé de dormir en route.  Mais, elle est en vacances!

Le début du voyage s’est bien passé jusqu’à New York.  J’adore Manhattan!  Avoir les moyens, j’irais une semaine par année pour voir un spectacle par soir.

Notre premier arrêt était donc un saut dans la grosse Pomme pour le premier après-midi et la première nuit.  Nous étions déjà allés, mais nous avons pu visiter quelques endroits que nous n’avions pas pu voir lors de notre premier séjour ensemble, mon Mari et moi.

À New York, il pleuvait de temps en temps et c’était chaud et humide.  Rien pour nous empêcher de nous promener.  Nous étions à deux jours environ avant le passage d’Irene.  Nous sommes arrivés vers 13h et pour combler le creux du midi, nous mangeons sur le pouce notre bretzel! Voici donc nos premières photos new yorkaises :

  

Nous avons pu voir la gare centrale de New York.  Nous n’y avons pas vu de lion ni de girafe (pour les amateurs du film Madagascar), mais l’horloge de la photo ci-dessous vaut des millions : chaque cadran est une opale en un morceau. Vous avez aussi une photo extérieure de la gare avec un plus gros plan de l’ornement central.  Vous remarquerez que beaucoup de sculptures et qu’une partie de l’architecture rappellent l’empire romain. Empire pour empire.

        

Après la gare centrale, c’était au tour de la bibliothèque publique de New York (rien à voir avec celle du Congrès américain, mais jolie) et un tour au Chrysler Building.  Le signe astrologique de mon Mari est lion; alors il trouve tous les lions sur notre chemin; d’où la photo ci-dessous en face de la bibliothèque.

  

Nous sommes évidemment allés sur Times Square :

Nous avons aussi fait un saut au magasin M&M (oui oui, les friandises) ainsi qu’au nouveau magasin de Disney; on a vu aussi le piano du film BIG avec Tom Hanks (je le pensais au magasin Disney, mais il est plutôt au magasin Schwarz.  Merci mon Chéri!).  Ci-dessous, je tiens un toutou de Pumbaa du film Le Roi Lion : je le trouve mignon comme tout, mais je l’ai laissé sur la tablette avec ses autres amis.

  

Ci-après, d’autres photos au magasin de Disney (selon moi c’était là) : les personnages sont en légos (pas nous, les personnages des films).  Note : mon Mari est grand alors il y a souvent de l’espace en masse au-dessus de nos têtes sur les photos 😉 :

  

Notre dernier arrêt avant le souper était à Central Park, le temps d’une photo à côté du lac The Pond.

Puis nous avons soupé au Hard Rock Café. Nous aimons tous les deux l’ambiance et c’est directement sur Times Square. Ensuite, départ vers notre hôtel au New Jersey.

Nous partons le vendredi matin à Washington DC.  Entre New York et Washington il y a un peu plus de 4 heures de route.  Nous arrivons donc vers 13h.  Étant donné Irene, notre guide a réorganisé notre voyage de sorte que tout le volet extérieur serait fait le vendredi et que le samedi serait réservé aux musées.  Chapeau à notre guide : ça a été une grosse journée pour lui, mais au combien enrichissante, intéressante et intense.  Il faisait beau, chaud et humide à souhaits; qu’est-ce qu’on s’en fiche : nous sommes à Washington DC!

En arrivant, nous visitons la gare centrale de Washington (Union Station).  La cloche à côté de mon Chéri est une réplique de la Cloche de la Liberté; l’originale se trouve à Philadelphie.

  

Nous avons ensuite fait un tour de ville pour nous repérer un peu dans Washington.  Notre guide nous expliquait les édifices que nous trouvions un peu partout : les ministères, l’ambassade canadienne, les musées, etc.  Par la suite, nous avons croisé le Washington Monument en l’honneur de George Washington (l’obélisque); nous le voyons d’un peu partout sur les sites autour du capitole : il mesure 555 pieds et 5 pouces et 1/8 (mesures anglaises). Vous l’avez ici pris de l’autobus et l’autre à partir du site du mémorial de Lincoln avec le bassin (en réparation) où Forest Gump retrouve sa Jenny :

Nous avons ensuite vu le cimetière national d’Arlington. Tout un cimetière.  Il y a des pierres tombales à perte de vue.  Dans ce cimetière reposent essentiellement des militaires morts au combat, mais aussi des militaires revenus des conflits et décédés plus tard, des infirmières, des présidents.  Fait intéressant : toutes les pierres sont identiques pour montrer que peu importe le grade militaire, la personne enterrée là a servi son pays alors elle mérite les mêmes honneurs; qu’elle soit soldat ou général.  Une petite section a des monuments différents parce qu’ils avaient commencé à mettre des plus grosses pierres pour des hauts gradés, mais ils se sont ravisés peu de temps après.

Vous y trouvez les tombes de John F. Kennedy et de sa femme ainsi que de 2 enfants. D’autres membres de la famille Kennedy s’y trouvent aussi.

Des monuments funéraires ont été érigés pour les victimes de l’explosion des navettes Challenger en janvier 1986 et Columbia en février 2003.

Nous avons aussi eu la chance de voir la relève de la garde de la tombe du soldat inconnu.  C’est extrêmement impressionnant : les militaires ont l’air d’être faits en plomb et ils marchent comme des robots.  Ils sont parfaits, rien ne cloche.  Il devait faire 40 degrés avec l’humidité, la sueur perle sur leur front, mais ils ne bronchent pas.  La relève de la garde se déroule comme suit : un militaire se présente pour dire aux visiteurs de garder le silence pendant cette cérémonie.  Ce même officier inspecte ensuite le fusil et l’uniforme du militaire qui prendra la place de celui qui est là et si tout est beau, le nouveau venu va prendre la place de l’autre.  Finalement, l’officier et celui qui est relevé quittent l’espace de la tombe.  Le militaire qui garde la tombe marche 21 pas, attend 21 secondes et repart en sens inverse pour 21 pas.  Et comme comme ça pendant 1/2 heure.  C’était extraordinaire!

Pour la Maison Blanche, nous ne pouvons pas la visiter parce qu’il y a une enquête incroyable sur vous avant de pouvoir y entrer et on vous fouille pendant 3 heures si ce n’est pas plus.  Cependant, on peut photographier l’extérieur sans problème :

Par la suite, nous avons vu le mur en souvenir de la guerre du Vietnam. Il y a les noms des gens morts lors du conflit.  Il y en a vraiment beaucoup.  Réflexion de mon Chéri : tu imagines le dernier nom du mur? Il faut être malchanceux si le conflit s’est terminé 10 minutes plus tard.  (Il est drôle.)

Le mémorial pour la guerre de Corée est encore plus magnifique.  19 soldats se reflètent sur un mur noir : 19 * 2 = 38 soldats.  À la suite de cette guerre, il y a une zone démilitarisée coupant le 38e parallèle, d’où les 38 soldats.  Le mur est noir et gravé de visages de soldats et autres personnes impliquées dans cette guerre.  Sincèrement, c’est un mémorial bien pensé et d’une grande beauté.

Ce soir-là, nous avons vu des édifices et monuments éclairés de belles façons : le Capitole, le monument de Lincoln, le mémorial de la Seconde Guerre Mondiale. Nos photos de soirs sont très foncées, mais les images sont gravées dans nos têtes!  Le Capitole est de toute beauté, Lincoln est d’une blancheur incroyable et le mémorial de la Seconde Guerre est rempli de symboles.  Si vous avez la chance, Washington est à voir le soir!  Et pour l’an prochain, on s’achète une nouvelle caméra!

Après cette grosse journée, nous avons bien dormi! Ouf! Le lendemain, samedi, nous retournions au centre de Washington, là où se trouvent tous les musées et le Capitole. Nous avions la journée libre.

En matinée, il faisait beau et Irene nous a chatouillé les orteils à compter de la fin de la matinée.  Chatouillé…  Disons qu’elle nous a carrément mouillés de la tête aux pieds comme des petits canards.  Qu’est-ce qu’on s’en fiche : nous sommes à Washington DC! 😉

Nous avons donc commencé par le Capitole (un peu moins collé aux autres musées) pour revenir vers l’ensemble des expositions.  La plupart des musées sont gratuits.  Presque partout il y a des gardes de sécurité, des détecteurs de métaux, des machines à rayon X pour les sacs : on ne lésine pas avec la sécurité à Washington.

Le Capitole prend environ 1h à visiter.

Tout est superbe à l’intérieur.  Il y a mille et une statues représentant des personnalités importantes pour les états qui les ont envoyées à la capitale.  Il y a une rotation des statues parce qu’il y en a tout un tas et qu’elles ne sont pas retournées.  Tout est riche, tout est beau, tout est romain! Vraiment, c’est à voir!

Ensuite, il y a un tunnel qui lie le Capitole à la bibliothèque du Congrès.  Cette bibliothèque est à couper le souffle.  Voici un léger aperçu de l’intérieur :

Les salles sont belles et chargées, il y a des livres et du marbre partout.  Nous avons juste le goût de marcher le cou cassé; les plafonds sont décorés magnifiquement, tout comme ceux du Capitole.

Nous sommes ensuite allés aux archives nationales.  Oui, nous avons vu la Déclaration d’indépendance, la Constitution et la Charte des droits.  La même chose que dans le film avec Nicolas Cage : Trésor National.  Notre guide était dans le ton et nous avons écouté ce film sur le chemin du retour.

Nous avons continué notre périple dans le musée de l’histoire naturelle avec les ossements de dinosaures.  D’ailleurs, voici 2 photos : je suis avec le stégosaure et mon Mari est avec un tricératops. Devinez qui est qui 😉 :

Dans ce musée, nous avons aussi vu le plus gros diamant du monde : le Hope Diamond. Un diamant bleu que mon Chéri n’a pas voulu m’acheter… Je peux toujours « espérer »!

Nous avons aussi vu des arbres dont l’intérieur s’est cristallisé.

Dans ce musée, nous avons vu des ossements d’un mammouth.  J’aime beaucoup les films « L’ère de glace » alors j’ai pensé à Manny le mammouth en le voyant, disons, en plus maigre?

Ce musée regorge de reproductions d’animaux terrestres et aquatiques.  Il y a de vraies tarentules, des papillons, etc.  Les expositions restent presque plus vraies que nature et demeurent intéressantes pour les grands et les petits.

Nous avons terminé nos visites par la National Gallery of Art. Ce musée a aussi du marbre à n’en plus finir.

et un jardin intérieur.

Nous avons vu quelques salles de l’aile ouest.  Vous savez pourquoi?  Parce qu’il y a des toiles de Renoir.  Je vous réfère à mon blogue sur le sujet : https://marilenepilon.wordpress.com/2011/07/03/renoir-un-peintre-auguste/

Il est mon peintre préféré.  Chez les impressionnistes, nous avons aussi vu une toile de Monet que mon Chéri aimait beaucoup.

Et OUI! Il y a une baigneuse de Renoir!  La baigneuse se coiffant.  C’était à la fin du voyage, j’étais due pour faire pareil 😉 .

Pour terminer, nous sommes passés à côté du Pentagone.  Le guide nous a dit que nous descendrons de l’autobus pour faire un arrêt-photo du Pentagone. Que des hommes armés vont venir nous voir pour nous faire visiter. Nous sommes tous partis à rire! Bien sûr que non! Nous sommes passés en coup de vent et nous avons sûrement été regardés par les multiples caméras de surveillance.

Le dimanche, hier, c’était le grand retour après le passage d’Irene.  Ce qui a touché Washington n’était même pas de la force d’une tempête tropicale.  J’ai l’impression qu’il y a eu plus de vent au Québec qu’à l’endroit où nous étions.

Il faut savoir que nous étions 2 autobus de la même compagnie, mais nous ne nous suivions pas systématiquement.  Le plus fort de la pluie et du vent était à 5h30 le dimanche matin.  Nous sommes donc partis à 9h.  L’autre autobus était parti plus tôt : 6h45.  Il a pris l’autoroute qui monte directement vers le Québec et qui passe par le même chemin qu’Irene.  Il nous a appelé lorsque nous sommes partis pour nous dire qu’il n’y a personne sur la route.  Nous avons donc commencé à prendre ce chemin.  Environ 1h plus tard, l’autobus numéro 1 nous rappelle et nous informe qu’ils sont bloqués sur l’autoroute.  C’est un stationnement : il y a eu un bris, un arbre ou de l’eau sur la route, bref, ils sont pris là.

Nous sortons donc de cette autoroute afin de trouver un autre chemin pour la contourner.  Rien à faire : les détours mènent à d’autres détours qui sont eux-mêmes bloqués par des arbres déracinés ou des routes inondées.  Nous avons vu des routes étroites : bravo au chauffeur d’autobus Bruno!  Laissez-moi vous dire que le GPS a servi et que le chauffeur autant que notre guide se creusaient le cerveau pour trouver une solution.  Nous passions dans des villages et c’était drôle de voir les gens : ils regardaient l’autobus avec un point d’interrogation dans le front.

Puisque les voies de contournement sont bloquées, nous rebroussons finalement chemin vers le sud pour aller chercher l’autoroute qui monte par la Pennsylvanie de sorte que nous pourrons entrer au Canada par l’Ontario. Il est 3h de l’après-midi.  Nous sommes donc arrivés à Longueuil à 1h du matin (16h d’autobus en tout).  Les passagers de l’autre autobus ont été dans l’obligation de dormir en chemin afin de revenir uniquement aujourd’hui.

En sommes, un magnifique voyage malgré les pépins d’Irene pour nous.  Cependant, Irene a fait beaucoup plus de ravages que ce que nous avons pu penser.  Et dire que 2 jours avant, nous étions à New York.

Plaisirs philosophiques

Au collégial, j’ai appris à utiliser des outils philosophiques dans le cadre de la vie quotidienne.  Ne riez pas : j’avais le meilleur professeur en Ville et croyez-moi, la matière était très intéressante.  J’ai beaucoup aimé le volet sur les déductions médiates et les sophismes.  Par cet article, j’ai le goût de vous en présenter un petit bout afin que vous vous surpreniez à les entendre et les reconnaître.

Tout d’abord, les déductions médiates tirent une conclusion, basée sur deux prémisses au départ.  Je vous donne un exemple.

Les prémisses :

1) Si le Québec se sépare, le Nouveau-Brunswick ou la Nouvelle-Écosse se sépare.

2) Si le Nouveau-Brunswick se sépare, la Nouvelle-Écosse se sépare aussi.

Conclusion :

Si le Québec se sépare…………………………………………………

Bon, on jase là : je n’ai aucune idée de ce que feraient le Nouveau-Brunswick (NB) ou la Nouvelle-Écosse (NE), mais l’exercice est de trouver la conclusion vraie en présumant que les deux prémisses sont vraies.

La conclusion dans notre exemple : si le Québec se sépare, la Nouvelle-Écosse se sépare aussi.

Explication : la première prémisse dit que si le Québec se sépare, le NB ou la NE se sépare.  Donc si c’est la NE, notre conclusion est vraie.  Si c’est le NB qui se sépare, la 2e prémisse dit que, dans ce cas, la NE se sépare.  Par conséquent, dès que le Québec se sépare, la NE se séparera aussi : soit via la 1re prémisse directement, soit par ricochet en combinaison avec la 2e.

Cette déduction est relativement simple et il n’y a pas de zone grise.  Il y en a des plus difficiles, plus subtiles, plus vicieuses et on peut s’amuser longtemps avec ce genre d’exercices.

Pour les sophismes, mes préférés sont ceux de généralisation et de définition par la négative. Voici un exemple pour chacun :

– généralisation : mon médecin et celui de mon amie vont à Cuba cette année, c’est fou, tous les médecins vont à Cuba!

– définition par la négative : qu’est-ce qu’un chien ?  Ce n’est pas un chat.

À noter, les sophismes ne sont pas systématiquement mauvais.  Par exemple, une généralisation peut être utilisée pour faire comprendre un concept : les États-Unis attaquent l’Irak.  Je ne pense pas que tous les Étatsuniens aient attaqué l’Irak, mais nous comprenons l’idée derrière la phrase.  Il existe des sophismes systématiquement négatifs, mais je préfère retenir les plus drôles.

En application pratique, je m’amuse beaucoup lorsque je lis des charmants mini-textes sur Twitter, des slogans publicitaires ou lorsque j’écoute des discours. Certains citoyens, journalistes et politiciens sont des abonnés aux sophismes et aux déductions.  Je les dénonce parce qu’ils tentent d’implanter des courants en nous faisant accroire que 5 millions de personnes pensent comme eux alors qu’ils ne sont qu’une douzaine à vouloir y croire.

Par exemple : 3 députés démissionnent du PQ puis 2 autres quittent peu après; alors Pauline Marois n’a pas de leadership.  Quelle déduction magnifique, non?  Le PQ n’est pas composé de 5 membres à ce que je sache alors pourquoi Marois n’aurait pas de leadership si elle rassemble la totalité des membres moins 5?  On jase là.

Et qu’est-ce qu’on déduit du côté des 5 qui sont partis? Ah ça, ils ont tous raison c’est certain.  (Peut-être que oui, mais c’est une généralisation combinée d’une déduction; ce n’est pas superbe?)

Amusons-nous avec une déduction médiate : 1) 60 % des Québécois veulent rester dans le Canada.  2) Option Canada qui promouvait le fédéralisme a dépensé plus de 1/2 million de façon illégale lors du référendum de 1995.

Conclusion : les Québécois fédéralistes sont des tricheurs.

Vous voyez? Nous pouvons déduire ce que nous voulons en fonction de prémisses.  Le plus drôle, c’est que les 2 prémisses ci-dessus sont vraies, mais la conclusion demeure grotesque.  Pour ma part, je m’amuse beaucoup à les identifier afin de désamorcer des bombes un peu trop « généralisantes » et je transforme ces bombes en pétards mouillés.  La recherche de faits (pas de prémisses) demeure à mon sens le meilleur outil argumentaire.

La philosophie n’est pas du pelletage de nuage.  C’est une discipline qui, entre autres, développe des outils afin de comprendre comment fonctionne l’être humain dans sa sagesse et son évolution.  Surprenez-vous et amusez-vous à découvrir les sophismes et déductions intéressantes dans la vie de tous les jours.  Parfois, le second degré est nécessaire, mais souvent, le premier degré reste suffisant.

C’est le temps des vacances

Ce court moment de l’année que nous attendons avec impatience.  Pour certains c’est 2 semaines; pour d’autres, 1 mois (les chanceux).  Pour ma part, ce sera 3 semaines et 1 jour à compter de samedi prochain.  Oui oui, le « 1 jour » est trrrrrrrrrrrrrrrrrrès important!

Lorsque la dernière semaine de travail commence, je ne sais pas vous, mais moi j’ai les batteries qui me disent : « où est le fil qu’on se branche sur le 110? Si on ne l’a pas maintenant, tu auras besoin du 220!?!? »  Ça va, ça achève que je leur dis.  Et là, le plaisir continue!

Nous voulons terminer tout ce que nous avons commencé.  Nous ne voulons pas laisser trop de travail à nos collègues pour qu’ils compensent la paire de bras en moins.  « Assurer la continuité des activités » comme je dis toujours.  Mon avantage : je pars lorsque tout le monde revient.  Par conséquent, une paire de bras en moins ne paraît pas énormément étant donné que le reste de l’équipe est présent.  Tout le monde y mets du sien pendant les vacances de tout le monde.  Lorsque chacun prend ses responsabilités, ça roule!

Il n’y a que 2 possibilités pour cette fameuse dernière semaine : elle nous semble interminable ou elle passe comme une balle.  Dans mon cas, c’est plus souvent la balle qui l’emporte : je veux finaliser les gros projets, laisser des instructions à ceux qui restent, préparer le terrain pour ce que je n’ai pas eu le temps de finir afin que les projets avancent en mon absence et que mes collègues ne manquent de rien.  C’est très égoïste au fond : s’assurer que les projets continuent jusqu’à mon retour afin que je n’aie pas 3 km de dossiers qui m’attendent.  Et en même temps, mes collègues sont contents de savoir quoi faire et n’ont pas à chercher de midi à 14h pour trouver les éléments de chaque dossier.  La collaboration, quelle belle qualité!

Ça commence à sentir les vacances souvent le mercredi précédent, non? Nos collègues et amis nous disent que ça s’en vient, de ne pas lâcher, d’en profiter! J’aime beaucoup mes collègues et mon boulot.  Mais prendre un p’tit congé de temps en temps, je ne dis pas non 😉 .  Le jeudi, souvent, mon cerveau est en ébullition : je ne veux rien oublier.  Mais en même temps, j’en échappe toujours.  C’est la vie!

Lorsque le vendredi me dit bonjour… Ah là… 🙂  Comme j’essaie de me garder cette journée pour les imprévus, le stress tombe.  Et mon boulot n’est fait que d’imprévus alors la journée se déroule souvent bien.  Lorsque 16h sonne, je m’en retourne à la maison le cœur léger en souhaitant un bon 2 semaines (oups 3 semaines et un jour cette année ;)) à mes collègues!

C’est la première fois que je partirai aussi longtemps.  Vous imaginez?  Après 2 semaines on se dit : « Ah ben tiens, encore une semaine!?!?!? et un jour!!! » (la fameuse journée c’est le résultat de la fête du travail).  Mon Ange sera avec mois les 2 premières semaines et un jour (pour lui aussi le « un jour » compte hihihi).  Nous ne savons pas encore tout ce que nous ferons, ni quand nous le ferons, mais nous prendrons du temps pour nous, ça, c’est certain.

Et je l’avoue : je prendrai du temps pour moi.  Cyrano? peut-être

Échanges à l’ère des réseaux sociaux

Avec la planète devenue village, les idées s’entrechoquent plus fréquemment et plus facilement.  Les réseaux sociaux et blogs nous permettent d’échanger avec des gens dont nous ne soupçonnions même pas l’existence quelques instants auparavant.  Je trouve intéressant d’amener de nouvelles idées afin de confronter les idéaux et les perceptions du monde de chacun.  Tout ceci enrichit notre argumentaire et présente toutes les nuances de gris des idées.

Par expérience, j’aime beaucoup discuter sur Twitter et comme un blogueur m’a déjà dit (Jean-François Lisée pour ne pas le nommer) : seuls les extrêmes commentent.  Et croyez-moi : ils commentent!  Rares sont ceux qui changeront d’idée à la suite d’un échange, mais tous espèrent faire pencher la balance de leur côté au cours d’un débat.

Lorsque je suis arrivée sur ce réseau, je pensais (naïvement me direz-vous) que tous discutaient respectueusement et échangeaient des arguments factuels afin de nuancer leurs opinions lorsque l’argumentaire inverse faisait du sens.  Après quelques mois, je me trouve drôle; j’en apprends tous les jours.  J’ai donc cherché à comprendre pourquoi des discussions tournent souvent au vinaigre sans raison apparente.

J’ai déjà discuté avec des internautes aux idées diamétralement opposées aux miennes.  Et j’avoue que ça allait plutôt bien : échanges robustes, certes, mais toujours dans le respect, un vrai débat intéressant.  Tout allait bien jusqu’au moment où un hurluberlu a décidé de s’inviter.  Ça fait partie du jeu, d’accord, mais mon interlocuteur a suivi cette voie et je me disais en moi-même : non, non, ça allait bien là!  Et ça a fini en queue de poisson.  Dommage.

Parmi les caractéristiques de ces hurluberlus on retrouve souvent l’anonymat.  Il n’y a rien de mal à dissimuler sa véritable identité : tant que les messages restent respectueux, éthiques et responsables.  Aussi, je trouve irresponsable d’utiliser l’anonymat pour se créer une douzaine de comptes Twitter afin d’influencer les courants : si vous êtes convaincu de votre argumentaire, un seul messager par personne physique réelle devrait suffire.

Je préfère utiliser ma véritable identité et un seul compte (@MarilenePilon) : je trouve ça moins mélangeant, mais ça reste un choix personnel.

De plus, le respect se perd trop souvent : les insultes pleuvent et proviennent de gens anonymes autant qu’affichés.  À mon avis, je vois dans l’utilisation de ce sophisme une pauvreté dans l’argumentaire : « je ne sais pas quoi dire pour contrer ton argument, alors je vais t’attaquer personnellement ». C’est dommage parce que nous avons tous, sans exception, à apprendre des autres.  On apprend plus lorsqu’il y a de la viande autour de l’os.  Et les attaques personnelles, excusez-moi, ne sont que des os bons pour des fossiles.

J’ai la conviction profonde que nous avons tous et chacun une responsabilité individuelle en tant qu’internaute. La responsabilité de l’information qui est diffusée : pas de désinformation, pas de sensationnalisme, pas de déformation de faits.  Ce n’est pas toujours facile, mais qui a dit que ça l’est.  Notre liberté s’arrête où celle des autres commencent : quitte à tourner 7 fois ses doigts devant son écran avant d’écrire.

En général, mon expérience est extrêmement enrichissante et je ne débats pas tout le temps!?!? J’ai d’autres choses à raconter.  Venez me voir : on va jaser!

Appel à l’hémisphère gauche du cerveau : la réflexion de Jean-Martin Aussant

D’entrée de jeu, je précise que cet article n’est en aucun cas le procès de Jean-Martin Aussant : il fera bien ce qu’il voudra.  Je tente d’exposer les faits en ajoutant matière à réflexion.

Je n’étais pas surprise lorsque j’ai lu qu’il réfléchissait à son avenir politique et que la fondation d’un nouveau parti indépendantiste fasse partie de ses possibilités.  Je suis fondamentalement contre cette idée.  Voici pourquoi.

Monsieur Aussant remet en question le véhicule du Parti Québécois (PQ) pour réaliser la souveraineté le plus rapidement possible ainsi que le plan adopté par celui-ci pour y arriver.  Le plan du PQ est sur son site : en gros, il nous débarrasse des intrusions du fédéral, assure les responsabilités du Québec en tant que province ainsi que celles d’un éventuel pays et fait la souveraineté ensuite.  Monsieur Aussant semble préférer l’idée d’une élection référendaire : on vote pour toi, tu fais le pays.

Faire la souveraineté rapidement, oui, mais pas n’importe comment.  Par exemple, lorsqu’un jeune adulte part de chez ses parents, il trouve son appartement avant de partir, il a économisé ses sous, a trouvé du travail, a acheté des meubles, a ramassé de la vaisselle, de la literie, des électroménagers avant de partir. Il a fait un budget, a appris à payer ses comptes, à lire des factures avant de partir.

Par conséquent, lorsqu’il part du domicile familial, il affronte la vie bien préparé parce qu’il a déjà appris ce qu’il a à faire pour assurer son autonomie.

Je suis d’avis que c’est la même chose pour le Québec : qu’il fasse le ménage dans sa bureaucratie, qu’il mette en place son administration centrale, qu’il administre ses biens comme un pays; il ira chercher ses actifs au Canada et il partira lorsque la machine cessera de grincer par l’administration des libéraux de Charest.

De plus, dans notre environnement électoral actuel, le mode de scrutin n’est pas proportionnel.  Le mode par comté favorise le parti actuellement au pouvoir.  Qui peut changer le mode de scrutin? Et oui : le parti au pouvoir.  Puisque ce dernier n’a aucun intérêt à aller vers le mode proportionnel et qu’il n’y a aucune pression populaire définie : aucun changement à l’horizon.

Par conséquent, un fractionnement du vote souverainiste reste une conséquence indéniable de la fondation d’un nouveau parti politique indépendantiste qui nuit au mouvement souverainiste.

Lorsque notre projet de pays du Québec sera plus fort que la tribunite* et la faim du pouvoir (power hungry), nous réaliserons notre projet de pays.

* tribunite : néologisme désignant la maladie selon laquelle le 15 minutes de gloire devient vital pour l’égo.