L’automne en images

J’aime mon Québec. On y traverse 4 saisons chaque année sur 60 degrés. Du changement entre l’éternelle chaleur et le froid intense de nos paysages blancs. Entre les deux, il y a l’automne. Cette saison riche en couleurs et parfaite en température nous permet de décrocher et de faire le plein d’images de couleurs fantastiques.

Chacune de mes photos sont retouchées pour les contrastes et l’intensité des couleurs. En effet, l’œil capte toutes les nuances de la nature, mais mes talents de photographe ont besoin d’un peu d’aide pour recréer ces moments croqués sur le vif.

Nous sommes allés nous promener dans Rougemont et ses environs, en Montérégie. Quel pays magnifique. Bon voyage!

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Point de vue oublié

C’est fou ce que nous pouvons nous promener sans regarder. Ou regarder sans voir. Comme certaines personnes écoutent sans entendre; ou entendent sans écouter.

Quand on se rend au travail, on marche, on fait son cheval de laitier : toujours la même chose. On ronchonne si ça ne nous tente pas ou si c’est lundi matin. On est de bonne humeur le vendredi après-midi, mais fatigué. En traînant mon appareil photo ça a été le festival du clic avant et après le boulot. Comme je travaille dans le Vieux-Montréal, ce n’est pas trop étrange étant donné la multitude de touristes qui y passent avec leurs appareils. Les photos d’aujourd’hui paraîtront plus tard, revenez me voir.

Pour le plaisir, j’ai rassemblé mes dernières images ici, croquées dans mon coin du Québec sur la rive-sud du fleuve et surtout à Montréal. Vous ne regarderez plus une fleur de la même façon. Ces couleurs semblent plus vraies que nature. À voir ou revoir, je pense; je les trouve jolies.

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Chez-moi

Il y a quelques semaines, j’ai posé une question à mon père : parmi tous les appareils photos que tu as eus dans ta vie, ton préféré là, c’est ta grosse caméra noire des années 80, non? Et il m’a regardée avec des grands yeux et un immense sourire en faisant oui de la tête. Cet appareil photo pesait 3 tonnes et quart, mais c’est vrai qu’il était d’une très grande qualité. Sauf erreur, il s’était fait ce cadeau pour l’Expo 67. Dans ma grande naïveté, je lui ai posé une autre question : pourquoi tu ne l’as pas gardée alors? Il m’a répondu par une question : es-tu capable de trouver un film 35 mm toi?  J’ai bien ri de ma question et de sa réponse. Malgré tout, l’idée a germé dans mon esprit. Non pas pour trouver un film 35 mm, mais bien pour sauter encore plus loin dans le merveilleux monde de l’optique.

Dans la vie, je trouve important de se faire plaisir pour se faire plaisir. Alors, j’ai magasiné un appareil photo. J’en voulais un bon que je pourrais adapter à mon télescope.  J’ai donc demandé des conseils à quelques personnes qui affectionnent particulièrement ce loisir. Et j’ai fait mon choix sur une Canon 70D avec une lentille 18-200 mm. La prochaine étape est de ramasser mes sous pour me payer l’objectif pas achetable Canon 100-400 mm avec son filtre B+W 77 mm et le pare-soleil qui couronnera le tout. Si vous vous embarquez là-dedans, dites-vous que c’est un vide poche. Par contre, quand on sait compter, on y arrive très bien et la satisfaction derrière le plaisir de prendre des photos n’en est que maximisée. Quoiqu’il en soit, même avec une lentille 18-200 mm, cette petite machine réussit des merveilles.

Depuis plusieurs années, les appareils photos intégrés aux cellulaires font très mal aux compagnies produisant de véritables appareils. J’ai moi-même immortalisé mon voyage aux Bermudes au complet avec mon téléphone. Par contre, j’ai essayé d’améliorer le visuel d’une de ces photos à l’aide de Photoshop… Au secours! Il n’y a pas grand-chose à faire avec ça. Comme me l’a si bien dit un collègue photographe : les cellulaires sont excellents pour le souvenir, moins pour la photo.

Bien humblement, je vous présente mes premiers clichés réalisés chez-moi. Soit dans ma cour ou dans mon coin de pays, tout près de la rivière Richelieu et du Mont Saint-Hilaire. Ces photos, pour ma part, sont plus vraies que nature. Elles ne servent qu’à me faire plaisir; ni plus, ni moins. Elles m’ont fait sourire, rigoler, ronchonner (surtout quand Photoshop ne collabore pas à ce qu’il y a dans ma tête). Au bout du compte, je suis très heureuse des images ainsi réalisées. J’ai eu envie de les partager simplement pour le plaisir.

Vous imaginez ce que donnerait la Lune, Jupiter, Mars ou Saturne avec ça? Chaque chose en son temps. Pour l’instant, je vous souhaite un bon visionnement de mon chez-moi.

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Prunius derrière la maison

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Fleur sur le côté de la maison – j’aime l’effet clair-flou du focus

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On dirait un feu d’artifice

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Fèvier devant la maison

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Hémérocalle devant la maison

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Hémérocalle après la pluie

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Le long du Richelieu. C’en est une qui m’a donnée du fil à retordre

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Un plan de framboise perdu. Il était tout seul.

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Mont Saint-Hilaire à droite

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Pont pour les trains

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Mont Saint-Hilaire

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L’instant. La fraction de seconde de vie de la vague.

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Pour ne pas me déranger, parfois, les bateaux ralentissaient devant moi. Au contraire, faites de la vague!

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Déformation. Les beautés du ciel.

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Risque calculé

Pause création.  J’ai le goût d’écrire une nouvelle moderne.  Elle n’a de moderne que le nom.  En théorie, une nouvelle moderne est une histoire plus ou moins longue rapportant un fait qui, dans la vie, se déroulerait en l’espace de quelques minutes.  Au contraire de la nouvelle classique, il n’y a pas nécessairement de chute à la fin, pas de revirement systématiquement.

Notez que ce n’est pas une description ennuyeuse, mais plutôt une suite d’images détaillées afin de présenter la situation.  Essayez-vous, c’est drôle par moment.

Note de l’auteure : je l’ai écrite à la première personne, mais je ne suis pas aussi imbue de moi-même!?!?!? J’ai de la classe! hihihi 😉

************** Risque calculé ********************

Avant de commencer cette soirée classique, je m’assure d’être prête.  Un dernier coup d’œil au rétroviseur, un air de défi, et la confiance règne en cette chaude soirée d’été.  Je descends de la voiture; l’heure de vérité a sonné.

En montant l’escalier, j’élabore de nombreuses stratégies plus farfelues les unes que les autres : on couche une quinte s’il y a un trop grand risque de couleurs; on couche deux paires si le risque de main pleine est trop grand, évidemment.  Le bluff est toujours intéressant, mais pas trop souvent.  Je joue serré; alors mes bluffs marchent la plupart du temps.

En haut de ces 10 marches, je cherche un beau Wilfrid Laurier, mais n’en trouve aucun. Ah! voilà : deux pièces d’ours polaires et un huard.  La face de la reine reste un dessin obligé, mais au moins, mon droit d’entré est sur la table.  Et puis, si on veut les oursons, la reine est à prendre aussi.  L’important, est que ce cliquetis de pièces me permet de recevoir mes jetons.

Nous sommes 7 autour de la table; je suis la seule représentante de la gente féminine.  J’analyse chaque candidat à fond : le style de la casquette de l’un et les lunettes trop grandes de celui d’à côté.  Les chaînes extravagantes ou un capuchon aussi énorme qu’une montgolfière ne réussiront pas à tromper l’œil de lynx qu’est le mien.  Surtout depuis qu’un laser est passé dedans!

Le tirage au sort désigne mon voisin de gauche comme celui qui déterminera si j’aurai de bonnes cartes ou non.  Les mises dans le noir sont sur la table.  La nervosité est palpable; je les comprends : ils ont tous la frousse rien qu’en me regardant.  Ils se disent : elle connaît les probabilités sur le bout de ses doigts, elle va tous nous vider.  Je ne les blâme pas.  Ils ont sans doute raison.

J’ai mes 2 cartes à l’envers sous la main.  Je regarde mes adversaires et la nervosité se lit sur leur visage.  J’adore ça.  Ils regardent tous leurs cartes.  Le premier à parler a un visage impassible : bonne main.  Il passe quand même; d’accord.  Le suivant fait une moue à peine perceptible : une main très forte; As-Roi peut-être.  Je l’aurais parié : il relance.

Le suivant a un visage souriant : il va coucher ses cartes; effectivement, il les renvoie d’où elles viennent.  Mon tour.  Je regarde mes deux cartes : As et As.  Très jolis.  Les deux sont rouges.  Je relance.  Le donneur, les deux mises dans le noir et le passeur se couchent.  Le relanceur me suit; l’autre est déjà couché.  Face à face.  Je t’attends dans le détour avec mes fusées.

Le donneur tourne les 3 premières cartes communes.  Je ne lâche pas des yeux mon adversaire.  Il cache les siens derrière ses lunettes et la tête emmitouflée dans son capuchon.  Ses lèvres se serrent.  Pourquoi fait-il ça.  Je regarde les 3 premières cartes : As et Roi de trèfles suivis du Roi de cœur.  Oh que tu es dans le gros pétrin mon ami : main pleine aux As pour moi.  Il passe.  Je passe : jouons ça lentement.

La quatrième carte est un Deux de carreaux.  Pas grand-chose à faire avec ça.  Il passe.  Je réfléchis.  Je le regarde droit dans ses verres et j’y vais : tapis!  Allez mon cher, le tout pour le tout à la première main.  C’est ce qu’on appelle du poker de sang froid.  Tout miser, surtout à la première main, fonctionne à tous les coups. Alors? Tu te couches?

Il prend son temps; regarde ses cartes à nouveau.  Allez, suis-moi; même si tu as deux trèfles et que tu réussis à en frapper un dernier sur la cinquième carte, ma main battra la tienne.  Il touche ses jetons, il joue avec eux; et avec mes nerfs aussi.  Il prend quelques longues et interminables secondes; et il y va!  Oui!  Excellente façon de commencer une partie.

Il tourne ses cartes : Dame et Dix de trèfles.  Pas de chance; même avec un cinquième trèfle tu ne bats pas ma main pleine, aux As en plus.  Je lui montre mes deux As et il commence à suer.  Allez donneur, tourne-nous la dernière carte.  Confirme-nous ma victoire.

Et la cinquième carte tombe.  Ce qui devait être une formalité se transforme en catastrophe.  Je rêve.  Oui oui, je vais me réveiller.  Il y avait une tonne d’autres cartes.  Mais oui, il en restait tout un tas.  Et il décide de tourner le Valet de trèfles : il scelle ainsi la quinte flush royale de mon adversaire et la fin de ma soirée de poker.

Tout miser fonctionne à tous les coups, sauf le dernier.